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journal et ratures photographiques

Ce qui persiste hors champ

printemps 2025

Ce n’est pas une histoire, plutôt une zone. Quelque chose s’y déplace sans corps, sans intention claire. Les phrases arrivent avant la pensée, comme des traces laissées par un passage invisible. Il n’y a ni début ni fin, seulement une continuité poreuse. Le temps s’y replie, non pour se souvenir, mais pour ralentir. Chaque mot agit comme une surface, jamais comme une profondeur. On avance par frottement, par répétition, par perte légère. Rien ne se fixe assez longtemps pour être nommé. Ce qui compte glisse toujours à côté. Le sens apparaît, puis se retire aussitôt. Reste une impression, une tension calme. Et les images continuent, même quand on ne les regarde plus.

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